David Millar relaxé
L'Ecossais David Millar, ex-champion du
monde de contre-la-montre 2003 déchu de son titre pour dopage, dans
l'affaire de dopage au sein de l'équipe Cofidis, a été relaxé vendredi
par le tribunal correctionnel de Nanterre au même titre que
l'ex-coureur italien Massimiliano Lelli.
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Quant à l'ex-soigneur Boguslaw Madejak,âgé de 51 ans, il a écopé d'un
an de prison, dont neuf mois avec sursis. Le ministère public avait
requis
«quatre à six mois ferme» à son encontre.
La relaxe a été prononcée à l'encontre des deux coureurs car
«il n'est pas établi que les infractions reprochées aient été commises sur le territoire national»,
a précisé la présidente du tribunal, Ghislaine Polge. 3 à 6 mois de
prison ont été infligés aux sept autres prévenus. Les coureurs Philippe
Gaumont, Robert Sassone, Marek Rutkiewicz et Daniel Majewski ont été
condamnés à six mois de prison avec sursis. De leur côté, Médéric Clain
et Oleg Kozlitine, ex-entraîneur de troisième divison, ont écopé de
trois mois de prison avec sursis.µ
Seul à être présent à
l'audience, le pharmacien parisien Pierre Ben Yamin a été condamné à
six mois de prison avec sursis et 3.000 euros d'amende qu'il devra
verser au titre de dommages et intérêts à l'Ordre des pharmaciens, qui
s'est constitué partie civile contre lui.
D'autre part,
la demande de constitution de partie civile de la Fédération française
de cyclisme (FFC) a été acceptée. Tous les condamnés, à l'exception de
Pierre Ben Yamin, devront leur verser solidairement 10.000 euros de
dommages et intérêts et 300 euros au titre des frais de justice.
Enfin,
les sociétés Cofidis SA (la maison-mère) et Cofidis Compétition (la
structure sportive) ont été reçues dans leur demande de constitution de
partie civile, mais le tribunal a déclaré
«leurs demandes non fondées et par conséquent les déboute de leurs demandes». En effet, a expliqué la présidente Polge, Cofidis
«plaide l'atteinte à son image mais n'invoque pas de baisse consécutive de son chiffre d'affaires».
Le tribunal a ajouté que la
«société
Cofidis Compétition et la société Cofidis SA, par leur implication dans
le milieu du cyclisme professionnel, leur connaissance avérée du dopage
et l'absence de mesures significatives prises pour l'enrayer, ne
pouvaient ignorer le phénomène notoire du dopage ni son ampleur,
d'autant que des personnalités du monde médical et sportif avaient de
longue date stigmatisé ces pratiques, connues de tous».
(Avec AFP)
Article ajouté le 2007-01-21 , consulté 205 foisCommentaires
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